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L’heure des départs en vacances a sonné. Et pourtant, cette année la période estivale aura une saveur particulière. Là encore le Coronavirus rebat les cartes et nous oblige à nous adapter.

Le Coronavirus a porté un coup d’arrêt brutal au tourisme de masse qui représente 10 % du produit intérieur brut mondial. Comment le modèle actuel, concentré de tous les excès de la mondialisation, pourrait-il se réinventer et devenir plus écologique, ce malgré les intérêts et habitudes des acteurs du secteur ?

Un été inédit

Nous y sommes : après ces derniers mois pénibles et inédits de pandémie de Coronavirus, les vacances d’été, bien méritées, sont enfin là… Le début de la saison d’été sonne la reprise pour une filière tourisme-loisirs tricolore mise sur le flanc par le Covid-19. A l’approche des vacances estivales, la demande s’anime. Voilà, les grandes tendances des vacances cet été.
Les inquiétudes économiques et sanitaires poussent la plupart des Français à s’évader près de chez eux. Mais si vous avez la bougeotte, voilà une une carte interactive recensant les pays accessibles aux voyageurs français.
Mais avec les différentes étapes de déconfinement en France, en Europe et dans le monde, il n’est pas toujours évident de savoir ce qu’il est aujourd’hui possible de faire ou non. D’autant plus que l’épidémie de Covid-19 n’a pas encore disparu et reste encore particulièrement active dans certaines régions.Voilà tout ce qu’il faut savoir !

Vers un tourisme plus responsable ?

Les réunions des commissions régionales de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) ont mis en évidence la détermination universelle à faire redémarrer le tourisme et, ce faisant, à mettre l’accent sur la durabilité.
Auteure d’études sur le tourisme post-Covid, Armelle Solelhac a identifié 5 tendances qui vont impacter notre façon de consommer les voyages.
Les spécialistes s’accordent malgré tout sur le fait que le tourisme sera plus lent, plus propre, plus curieux. En gros on voyagera moins mais mieux.
Pour de nombreuses ONG de défense de l’environnement, prendre l’avion aujourd’hui est devenu une habitude à combattre. Elles affirment haut et fort que le tourisme en avion est incompatible avec la sauvegarde de la planète. Et pour cause : un trajet en avion est 1 500 fois plus polluant qu’un voyage équivalent en TGV ! Et pour ceux qui décident de prendre le train pour se rendre aux confins de l’Europe, le temps et la facilité perdus par rapport à l’avion sont compensés par un meilleur bilan carbone, mais aussi un autre rapport au voyage, propice à la découverte.
Le voyage virtuel devrait également se développer. Grâce à la technologie, nous pouvons désormais voyager sans nous déplacer, comme par exemple faire l’ascension du Mont-Blanc depuis notre salon ou visiter les ruines de Pompéi.
Les acteurs du tourisme multiplient les initiatives en matière de réalité virtuelle. Vendre, divertir, faire rêver ou éduquer, les objectifs sont multiples, selon le positionnement des marques.
Mais au final, la question qui se pose c’est comment changer de modèle sans tuer la poules aux oeuf d’or ? Il n’y aura pas de révolution mais plusieurs évolutions devraient s’accélérer avec cette crise, qui agit comme un super-catalyseur.
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